IEM > Antoine de Saint-Exupéry – Amiens
Institut d’Éducation Motrice Antoine de Saint Exupéry
89 rue Sagebien
80000 Amiens
Tél. : 03 22 53 11 60
Fax : 03 22 89 40 96
E-mail : iem.antoinedestexupery@pep80.fr
Les sorties à l’extérieur :
- Culturelles : Musée du Louvres à Lens, musée des papillons à St Quentin, jardins archéologiques de St Acheul à Amiens, cité nature à Arras, hortillonages…
- Sportives : rencontre ARIES, ateliers du Val de Selle, tir à l’arc…
- Ludiques : parc de Bagatelle, sorties à la mer, étangs de Loeuilly, parc zoologique…
Les activités internes :
- Contes (partenariat DRAC, convention culture et santé) : l’objectif est de transmettre un conte, un mythe, une légende, et avec le concours des jeunes, le décortiquer, l’analyser et se l’approprier.
- Arts plastiques (partenariat DRAC, convention culture et santé) : plasticité, mouvement, corps et ses développements. Travail de dessin d’observation et de construction de l’imaginaire par la déconstruction de la forme (Van Gogh, David Hockney).
- Cirque : initiation à l’art du cirque.
- Gym mémoire : l’objectif est d’entretenir des stimulations physiques et psychiques.
Sports : donner la possibilité à l’ensemble des jeunes de participer à une activité sportive (football, foot-fauteuil, basket, parcours gymnastiques, courses d’orientation, sarbacane…malgré leurs handicaps. - Activité vélo : but éducatif et rééducatif. Travail de groupe essentiel. Il permet de sensibiliser les jeunes à la sécurité routière.
Piscine : socialisation et accession à l’activité. - Groupe Snoezelen : stimuler les sens dans un but thérapeutique afin d’améliorer la perception du schéma corporel, de l’image du corps et de la relation à l’autre.
- Les cinq sens : pour les petits, faire découvrir les couleurs, en fonction des saisons, en amenant l’enfant à utiliser ses cinq sens.
- Esthétique : maquillage, coiffure, onglerie. Travail sur l’estime de soi, apprendre à travailler sur sa féminité et ainsi renvoyer une image positive.
- Communication : but axé sur la communication verbale et non verbale.
- Cuisine : travailler l’adaptation, la planification, la découverte du plaisir et déguster le repas confectionné et la découverte des goûts. Travailler également les déplacements en extérieur, comme les courses au supermarché.
- Marionnettes : espace de création, d’expression et d’élaboration symbolique.
- Bibliothèque : travail axé principalement sur la socialisation et comment aborder le livre.
- Jeudi Zen : image sur corps, schéma corporel et bien-être.
- Grapho-motricité : préparation à l’écriture à travers des parcours d’orientation permettant le passage de l’espace réel à l’espace graphique.
- Chants mimés : stimulations sensorielles et motrices.
- Journal de l’IEM : relater les événements de l’IEM et travailler également sur l’actualité extérieure.
- Relaxation : permettre aux jeunes de prendre conscience de leur corps et leur proposer des moments de détente (besoin de repos, besoin de ressentir des émotions, besoin d’imaginer…).
- A la découverte de l’Art : faire découvrir l’art aux jeunes à travers différents peintres, sculpteurs, photographes. Proposer de faire « à la façon de… tel ou tel peintres, sculpteurs, photographes. » Ouverture vers l’extérieur en proposant des sorties culturelles. Cet atelier propose une liberté de s’exprimer à travers le dessin, la peinture, la photo, la sculpture…
- Les reporters : mener des interviews, des reportages pour réaliser des articles pour le journal de l’IEM.
L’agrément de l’IEM est de 96 personnes. L’effectif était de 92 au 31 décembre 2013 dont 4 jeunes accueillis en intégration scolaire et 7 en internat partiel.
L’établissement reçoit des enfants âgés de 3 à 18 ans, au-delà de 18 ans, lorsqu’un jeune adulte est en attente d’orientation vers un établissement pour adulte, l’accompagnement peut se poursuivre.
Il accueille des enfants et adolescents pour lesquels existe un handicap moteur avec ou sans troubles associés. Cet accueil fait suite à une notification de la MDPH.
L’accompagnement rééducatif, éducatif et pédagogique au sein de l’établissement est adapté en fonction du profil des jeunes accueillis et suit l’évolution sociale générale. Toutefois, en fonction de la composition du groupe, l’addition de certains troubles peut s’avérer complexe.
La durée de prise en charge est variable car liée au projet personnalisé de l’enfant qui est révisé périodiquement par la CDAPH sur proposition de l’Institut.
À son origine, l’établissement recevait une population présentant essentiellement des séquelles de poliomyélite antérieure aigue. Au cours des années les handicaps vont se modifier et de plus en plus d’enfants présentant une infirmité motrice cérébrale sont accueillis, d’autres présentent une pathologie plus lourde nécessitant une orientation en établissement plus spécialisé.
Les atteintes de l’appareil locomoteur sont variables, parfois à peine décelables, parfois conduisant à une grande dépendance, pouvant être présentes à la naissance ou être décelées plous ou moins tardivement, être évolutives ou stables. A ces différences s’ajoutent celles concernant les causes de la déficience, la diversité des troubles associés aux atteintes motrices, ainsi que la façon singulière dont chaque enfant ou adolescent et sa famille vivent et ressentent le handicap.
Les différentes déficiences motrices constituent donc un ensemble hétérogène. On peut le décrire selon la nature de l’atteinte, ce qui permet de distinguer deux grands types de déficiences motrices :
- Les déficiences motrices d’origine cérébrale.
- Les déficiences motrices d’origine médullaire (en rapport avec la moelle épinière) et ou musculaire.
Le jeune accueilli dans la structure passe par la personnalisation de l’accompagnement. Le jeune, au moment de son entrée, est inscrit dans une vie de groupe et une dynamique collective.
Pour autant, en référence aux options de l’institution et au cadre légal actuel, l’intervention médicale, paramédicale, sociale, psychologique, éducative et pédagogique privilégient un accompagnement adapté et personnalisé qui s’illustre par l’élaboration d’un projet spécifique construit pour le jeune en associant systématiquement et de manière adaptée sa famille, ce qui aboutit la rédaction d’un Projet Personnalisé Individuel (PPI).
Les dimensions mises en avant dans le projet personnalisé s’appuient sur l’histoire, la problématique de la personne, le désir et les potentialités mobilisables lors de l’élaboration et de la réactualisation du projet. Ce dernier interroge également la dialectique individuelle et collective, inhérente à la vie en institution et aux moyens dont celle-ci dispose.
La prise en compte de l’identité du jeune et de son histoire est indissociable d’un accompagnement adapté. La notion de désir est considérée comme un moteur nécessaire au développement de la personne et est donc valorisée par les divers professionnels qui côtoient le jeune lors de son séjour.
Il s’agit d’aider la personne progressivement à repérer ses limites pour éviter sa mise en danger. La dynamique institutionnelle doit prendre en compte l’histoire du jeune, ses désirs mais aussi identifier les potentialités mobilisables. En effet, l’institution doit pouvoir proposer des actions tout en tenant compte des possibilités présentes. Il s’agit d’être vigilant à définir, en concertation avec la famille, des objectifs mesurés, adaptés et réalisables afin de ne pas le mettre en échec et voire de renforcer certaines difficultés.
La question du désir doit prendre et avoir du sens pour le jeune lui-même. Le désir des professionnels ne doit nullement guider l’action et se substituer à l’analyse et à la compréhension des pathologies rencontrées.
Le projet personnalisé permet d’interroger la notion de sujet et de son devenir en vue de favoriser le bien être du jeune accueilli. Il s’agit de l’élaboration d’une démarche d’accompagnement évolutive et personnalisée permise par l’observation, la définition des besoins, des potentialités, des attentes et des demandes. Cette approche suppose d’envisager le jeune, mais aussi sa famille, avec un devenir et des compétences qu’il est possible de mobiliser. Le projet s’appuie sur une dynamique et une méthodologie visant à informer, à expliquer, à écouter, à proposer et à rechercher l’adhésion des jeunes et de leur famille.
De manière générale, le projet personnalisé permet :
- De prendre en compte l’individualité du jeune pour mieux répondre à ses besoins,
- D’envisager la personne dans un devenir,
- D’élaborer des hypothèses d’accompagnement institutionnelles soumises à sa famille (et au jeune) en tenant compte de son histoire, de ses désirs et de ses potentialités,
- D’avoir une mémoire des événements ponctuant le séjour du jeune,
- D’inscrire l’action institutionnelle dans une dynamique de projection et d’anticipation,
- De mobiliser l’ensemble des professionnels autour d’objectifs concrets et ainsi d’harmoniser les pratiques,
- De ne pas figer l’intervention et les modes d’accompagnement. Le projet se veut modulable, ré- ajustable et ré-interrogeable dans le temps.
La mise en œuvre du projet personnalisé est matérialisée par un document écrit et rédigé par le référent suite aux réunions d’équipe pluridisciplinaire (études de situation…) puis validé par l’encadrement et la direction et débouche sur la réalisation d’un emploi du temps hebdomadaire adapté
Des temps sont programmés, en amont et en aval avec le jeune et/ou sa famille, pour recueillir les points de vue et les remarques mais aussi restituer les propositions de l’institution.
